Bonjour.
Dimanche dernier, le 26 octobre, j’assisté au concert d’Ani Difranco, La Cigale, Paris.
Je dois dire que c’est un concert qui m’a marqué et qui restera pour moi l’un des plus beaux. A plusieurs égards d’ailleurs, le fait d’avoir partagé cet instant avec une personne qui m’est chère, et avoir eu la chance d’occuper une place de choix lorsque la belle, la “grande”, la talentueuse, la folky-rockeuse DiFranco a mis le feu à la scène parisienne.
Cette militante, dont les textes inspirés abordent le viol, l’avortement ou le sexisme, empoigne sa guitare et sublime la scène par son talent, sa présence, sa rage. Ses musiciens qui partagent la même passion pour la musique, (la bonne musique!) sont eux aussi dotés d’un talent fou. Il faut au moins cela pour avoir l’honneur d’accompagner la grande Ani DiFranco.
Ani qui compte des millions de fans de par le monde, reste peu connue chez nous. Et c’est tant mieux. Non pas qu’elle ne mérite pas d’avoir plus de sucès en France, bien au contraire, non, c’est juste que ce qui est rare est “cher”, et l’exclusivité d’Ani permet aux fans de se retrouver entre eux, de savoir qu’il partagent quelquechose d’”exceptionnel”.
Et je puis vous assurer que lorsqu’ Ani entre en scène en entonnant “Shy”, lorsque tout à coup elle chante “As Is”, ou encore quand elle nous entraîne avec “Gravel” (Ah ah ah ah ah ah ah, Oh oh oh oh oh (la video ci dessous lors de son passage à La Cigale)) les fans que nous sommes savent qu’ils partagent un moment d’exception!
Autodidacte, Ani DiFranco sort ses albums via son propre label, Righteous Babe Records. Elle ne dépend pas des desiderata des maisons de disques et peut sortir les albums et les textes qu’elle souhaite, dans le style qu’elle veut, folk, rock, punk ou funk…
Ani Difranco, “Gravel”. La Cigale, Paris, 26 oct. 2008.
“Les hommes font de la musique coléreuse et ça s’appelle le rock’n roll. Les femmes incluent la colère dans leur vocabulaire et d’un coup, elles sont amères et militantes.” Ani DiFranco.
